Non classé

Scoop : un « fémislamogauchiste » apprend le consentement en déjeunant chez ses beaux parents

La scène se situe dans une maison de la campagne champenoise, lors du premier déjeuner de famille chez les beaux-parents de notre protagoniste. La cuisine était depuis le matin bourdonnante de petites-mains affairées qui à nettoyer puis découper les légumes, qui à préparer la sauce salade, qui à monter les blancs en neige pour le dessert, qui à surveiller les marmites frémissantes, qui à présenter la farandole des fromages et cætera… et bien sûr le pater familias de surveiller la cuisson de l’auguste gigot rôtissant au four.

Les ouvrières bien formées s’acquittaient avec zèle et efficacité de leurs tâches, et volaient d’un poste de travail à l’autre, ne se soustrayant ponctuellement à l’essaim que pour aller dresser la table du repas dominical.
L’individu quant à lui découvrait la pièce qui se jouait devant lui avec envie et anticipation de ce qu’il allait pouvoir se remplir l’estomac.

Enfin arriva le moment tant attendu : le repas. Les plats sont passés les uns après les autres entre les convives, le gigot savamment découpé et distribué par le maître de maison et chacun se concentrait à vider son assiette, tout en participant au brouhaha général ponctué des plaisanteries des plus jeunes sœurs. Bientôt la question fatidique allait être posée. « Reprendras-tu un peu de … ? »

Les règles de politesse bien apprises par notre fémislamogauchiste lui interdisent de répondre par l’affirmative. Sa mère, issue de la noblesse slave, est formelle. Il lui faut attendre que la question soit posée trois fois avant de pouvoir acquiescer et baffrer les restes de chaque plat.
Fort de ces connaissances des us de la bonne société et soucieux de plaire à ses nouveaux beaux-parents, il refusa. Quel ne fût pas son désarroi lorsque les plats furent promptement débarrassés en cuisine : la salade, les fromages et les desserts enchaînés alors qu’il restait tant de ces mets délicieux qui avaient été présentés pour plat principal.

La déconvenue passée il lui fallut tirer au clair la raison de ce manquement à l’étiquette de table.
Issu d’une famille nombreuse composée de quatre garçons vigoureux, il fallait, semble-t-il, contenir les appétits masculins, mais en définitive le refus n’était qu’une manière polie de consentir à la consommation des mets qui leurs étaient offerts. Sa compagne, issue elle d’une famille nombreuse de quatre filles et un garçon, avait appris dès son plus jeune âge une règle sémantique primordiale : non veut dire non, et oui c’est oui. Autrement dit refuser de reprendre du gigot ou tout autre chose, c’est faire l’expression de son consentement de manière claire et indiscutable.

Cette leçon est désormais bien apprise, il n’est depuis plus ressorti de table l’estomac vide !

Jo.

Leave a Reply