Chèr.e.s tous.tes, l’heure est grave ! En effet, cela n’est plus tenable, encore ce matin ouvrant ma porte, il m’a sauté aux narines d’abord, à mon œil aiguisé ensuite, que la question ne pouvait plus attendre, qu’elle était d’une importance capitale à traiter par vos chroniqueur.euse.s dévoué.e.s : il s’agit bien sûr du sujet de la collecte des déchets dans notre belle cité de poitounie – nous pourrions également aborder cette question à travers le ramassage des déjections des chers compagnons canins qui jonchent et recouvrent les pavés déjà forts irréguliers des venelles du centre-ville manquant de faire glisser plus sûrement que le revêtement plus blanc que blanc de la place d’armes les petites mamies grabataires mais je m’égare de Poitiers, revenons à nos baudets – nous traiterons donc des déchets ménagers/sélectionnés/compostés dont la collecte est organisée par notre super-mairesse et son équipe de Poubelle Collective !
Tous les mardis, jeudis et vendredis matins, lendemains de collecte des déchets du centre-ville le même constat est à déplorer : les rues sont des décharges à ciel ouvert. Sans rire, on pourrait croire que dans la nuit, nos subconscients aient voyagé pour se retrouver, passé le petit déjeuné et le manteau enfilé, porte ouverte, à Naples. Ou à Marseille. Villes rendues tristement célèbres pour leurs grèves des éboueurs. Et oui ! L’équipe municipale qui promettait tant de favoriser « les vacances pour tous » tient son pari, sans nous faire bouger d’un pouce. Ils sont forts, ils sont très très forts. Les éboueurs de la ville sont pourtant bien volontaires, et font leur tour avec plus de ponctualité qu’un chauffeur de Vitalis. Ils arrivent même à créer des bouchons en menant à bien leur mission, sur les heures de pointes (bien sûr), avenue de Nantes…
Si les éboueurs font très bien leur travail, où est le problème me diriez-vous ? Dans la communication, mon cher Watson ! Parce que si les éboueurs sont ponctuels les poubelles elles fleurissent APRES leurs passages : les jaunes, les noires, les petites, les grosses et les mal-fermées… l’usager ayant manqué son rendez-vous dépose son colis nauséabond dans l’espoir qu’il rejoigne le camion avec ses petites pattes, tels les rats du joueur de flûte de Hammelin ! Puis frustré d’avoir loupé le coche, l’usager le jettera cette fois-ci deux jours avant la date fatidique de la prochaine collecte, afin de se débarrasser de la corvée, obligeant du même coup piétons, poucettes et autres chaises à roulettes à slalomer entre les sacs : on doit déjà esquiver les véhicules et trottinettes PONY délaissées, il faut en plus éviter les peaux de bananes abandonnées ! Et encore, s’il ne s’agissait que de peaux de bananes… au moins, c’est compostable…
Sur le compost, il y aurait au moins autant de choses à dire pour pas moins de déchets, c’est peut-être là d’ailleurs que la précédente chronique d’Edwy Plein air a fini ses jours, en produit de carbone, c’est pour cela que les gants chaussés et nez pincé je vous ai écrit ce papier.
#onnesaitpluscompteràlaNRSLIP
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