Pour un édile local qui a régné sur une ville durant des années sinon des décennies, une défaite électorale est souvent vécue comme une humiliation et il est difficile de lâcher ses anciennes fonctions et les privilèges qui vont avec. Ainsi l’ancien maire Alain Pi-Claeys-siette s’est cru tout permis dans un bureau de vote de Poitiers ce dimanche dernier et s’est autorisé, tel une reine-mère anglaise de chaparder un goûter qui ne lui était pas destiné. Reportage.
Un bureau de vote est tenu par des employé point E point S municipaux, des élus point E point S mais aussi des citoyenZetdescitoyennes bénévoles bravant leur grasse mat d’un chaud dimanche d’été pour permettre l’expression démocratique du peuple. Cet engagement désintéressé n’est pas rémunéré mais il est d’usage de la part de la mairie de récompenser le civisme des assesseur point E point S avec des collations, de bon petit gâteaux et du café (Il faut bien ça à un assesseur zinzinsoumis pour supporter la proximité d’un assesseur macroniste durant 10h d’affilée).
Durant la journée outre les électeursZetélectrices, les bureaux font l’objet de visites éclair des candidats ainsi que de leurs représentants pour s’assurer que les opérations de vote se déroulent dans les règles. Mais à part ceux là personne d’autre que les électeursZetlesélectrices n’est autorisé à rentrer dans le bureau de vote comme le stipule le code électoral (cf image ci dessous).

Pourtant un monsieur a bravé cet interdit en se présentant au bureau de vote 29 dans la zup des 3 cités alors que de source sûre il vote à l’Hôtel de ville au vu de son point de résidence : l’ancien maire Alain Pic-Claeys-siette. Outre le fait de venir sans mandat particulier puisque non candidat (bien qu’il soit l’instigateur de la candidature du faux jumeau macroniste Aurélien Bardage pour faire perdre la gauche) il s’est permis d’aller dans l’arrière boutique des bureaux de vote 27,28 et 29 et se taper l’incruste sur l’espace réservé à la pause des assesseurs dont un membre de la rédaction de la Nouvelle Reduslipe faisait partie.
Il était assis sur la chaise de la photo ci-dessous et s’est servi copieusement d’un broyé offert par le président du bureau 29 qui a été payé avec des fonds publics mais qui ne lui était pas destiné.

Nous précisons que la photo a été prise apres son passage et cette photo révèle deux choses. Premièrement l’ancien maire est malpoli puisque qu’il ne remet pas la chaise sous la table en quittant la salle. Deuxièmement le broyé était entier et il n’en reste que 19 % après son passage.
Il s’agit là d’un abus de bien public manifeste et une fois encore il n’y a guère que la Nouvelle Réduslipe pour en parler, nos lâches confrères se taisent honteusement.
Considérant le prix d’un broyé artisanal de 10 € cet abus est chiffré à 8,10 € TTC, hors dommages et intérêt et hors des amendes pénales qu’il mériterait pour ce geste. Et encore n’ayant pas fait le tour des autres bureaux de vote, nous n’avons pas pu constater que l’ancien maire a pu commettre le même délit ailleurs.
Avec cet abus de bien social, l’ancien locataire de la Mairie de Poitiers a voulu se rappeler le bon vieux temps où il se faisait conduire tous les jours pendant 12 ans par une berline avec chauffeur de son domicile situé près de la cathédrale à la Mairie qui n’est qu’à 15 minutes de marche.
Bien entendu malgré son comportement digne de l’ancien régime, il est le premier à crier publiquement que les zinzinsoumis par exemple ne sont pas républicains.
Edwy Plein-air
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